Irlande

Séjour au royaume vert d'émeraude

La Chaussée des géants, en Irlande du Nord Image La Chaussée des géants
La Chaussée des géants, en Irlande du Nord

Le mythique Temple Bar, l Image Le mythique Temple Bar
Le mythique Temple Bar, l’un des pubs les plus courus de Dublin

Les Falaises de Moher, hautes de 214 mètres Image Les Falaises de Moher
Les Falaises de Moher, hautes de 214 mètres

Le fjord de Killary dans le parc national du Connemara Image Le fjord de Killary
Le fjord de Killary dans le parc national du Connemara

L Image L’abbaye de Kylemore
L’abbaye de Kylemore situé dans un décor enchanteur

C’est avec des images bien précises en tête que ma conjointe et moi nous sommes envolés pour un séjour d’une semaine en Irlande, au début octobre : les paysages d’un vert éclatant, les pubs festifs… Un mélange de plaisir pour les yeux et pour l’âme, quoi.

Alors que nous avons quitté Montréal depuis un peu moins de six heures, l’avion tourne en boucle au-dessus de la mer, le temps que nous ayons le feu vert de la tour de contrôle pour atterrir. Déjà, l’Irlande se fait belle. Assis côté hublot, j’aperçois les vagues venir se briser sur la côte; un mélange de bleu et de vert qui s’annonce prometteur pour la suite.

Irlande du Nord

Aussitôt au sol, nous mettons le cap sur Belfast, en Irlande du Nord. Après 2h30 d’autobus depuis Dublin, nous voilà en plein cœur de ce territoire qui appartient au Royaume-Uni. Ici, on sort notre accent «british» et on paye en livre sterling plutôt qu’en euro.

Notre arrêt dans cette ville s’explique surtout par le fait que c’est sur la côte nord de l’Irlande que se trouve sans doute le trésor naturel le plus surréaliste de l’île : la Chaussée des géants. À cet endroit, 40 000 colonnes de pierre parfaitement taillées s’avancent dans l’océan, créant ainsi un décor complètement hallucinant alors qu’on a peine à croire ce qu’on voit.

Selon la légende, cette mystérieuse chaussée qui s’avance vers l’Écosse serait attribuable à une querelle entre deux géants, irlandais et écossais. L’audioguide (en français) nous explique toutefois que seule dame nature est responsable de la beauté de cet endroit unique au monde. C’est l’activité volcanique du site qui a fait pousser ces milliers de colonnes qui semblent avoir été taillées par l’Homme tellement elles sont parfaites.

Le détour par Belfast est aussi l’occasion de visiter le musée du Titanic, aménagé sur le lieu même où le prestigieux navire a été construit au début du XXe siècle avant d’être livré pour son voyage inaugural à Southampton, puis de couler alors qu’il était en route vers New York.

En plus des artéfacts qui y sont exposés, le musée inauguré en 2012 mise beaucoup sur la symbolique et le multimédia pour faire revivre aux visiteurs la vie du Titanic du moment où il a été pensé, jusqu’au jour où il a été découvert au fond de l’Atlantique. On a entre autres reconstitué des cabines de chacune des classes avec des hologrammes et on nous fait monter à bord d’un petit téléphérique pour voir comment se passait la vie sur le chantier de construction. Je n’avais jamais rien de vu de tel. À l’extérieur du musée qui ressemble étrangement à un iceberg et dont la hauteur est exactement la même que celle du Titanic, on a tracé au sol l’endroit exact où se trouvait le tristement célèbre paquebot. Une visite chargée d’émotions à ne pas manquer.

Dublin

Après deux jours au Nord, on retourne vers la capitale pour vivre un tout autre type d’expérience. Ici, la nature laisse place à la fête. Pour vivre l’ambiance de la ville, on se promène dans les petites rues pavées du quartier Temple Bar où les pubs se multiplient et où on entend un peu partout les groupes de musiciens poussant des airs qui donnent l’envie de festoyer. C’est d’ailleurs l’un des plaisirs de Dublin : marcher tranquillement, s’arrêter dans un pub pour prendre un verre et s’imprégner de l’ambiance avant de poursuivre sa route puis de trouver un autre bar où déguster une bière, un cidre ou un whisky.

D’ailleurs, l’une des principales attractions les plus courues de la ville est la visite de l’usine Guinness, la bière qui fait la fierté des Irlandais, où on brasse de 3,5 à 4 millions de pintes… par jour! En plus de découvrir l’histoire de cette bière, on nous explique le processus de fabrication et on nous apprend surtout comment la déguster puisqu’on nous l’a présentée comme une bière plutôt «capricieuse». Vient ensuite le temps de passer à l’académie Guinness pour apprendre comment verser la pinte parfaite. Après un cours de quelques minutes, nous nous sommes exécutés et on nous a remis un diplôme personnalisé. Impressionnant! La visite se termine par la dégustation d’une pinte offerte par la maison au Gravity Bar, au dernier étage du centre des visiteurs. Du haut de ses 44 mètres, le bar est le point le plus haut de Dublin et sa fenestration sur 360 degrés offre une superbe vue sur la ville.

La Old Jameson Distillery nous a aussi ouvert ses portes le temps d’un tour guidé de 45 minutes pour nous expliquer comment le whisky aujourd’hui reconnu mondialement était fabriqué à son origine, en 1780, et comment il l’est de nos jours. On nous a ensuite fait déguster un whisky américain, un écossais, puis un irlandais pour, bien entendu, nous démontrer à quel point ce dernier est le meilleur des trois. N’étant pas un amateur d’eau de vie, j’ai quand même adoré la visite ne serait-ce que pour le côté historique et tout le cachet de l’endroit.

Parmi les autres visites, il ne faut pas manquer la bibliothèque de Trinity College. Au premier étage est exposé le célèbre «Livre de Kells», un magnifique manuscrit religieux dont l’origine remonte à l’an 800. Même si les siècles ont passé, l’oeuvre est merveilleusement bien conservée. Il faut voir le travail minutieux qu’a nécessité son écriture, mais aussi les superbes illustrations qui s’y trouvent. À l’étage supérieur, on visite la Long Room, où sont entreposés 200 000 ouvrages dont des livres anciens. La longue allée de cette bibliothèque qui aurait très bien pu faire partie de l’univers «Harry Potter» est fascinante. J’aurais pu y passer des heures.

Galway

Notre semaine s’est terminée dans la charmante petite ville de Galway, sur la côte ouest de l’île. C’est à partir de cet endroit que nous sommes partis à la découverte des Falaises de Moher. Hautes de 214 mètres et longues de huit kilomètres, les falaises sont impressionnantes au plus haut point alors que les forces de la nature sont déchaînées. Le vent est si fort qu’il a passé bien près à plusieurs reprises de m’envoyer au sol et les puissantes vagues qui viennent se briser contre la côte semblent au ralenti tellement nous sommes hauts par rapport à elles.

Le tout dans un décor d’un vert encore plus éclatant qu’ailleurs. Le site est très populaire auprès des touristes, sans doute parce qu’il offre l’image la plus clichée, mais aussi la plus épatante du pays. La prudente est toutefois de mise puisque seule une partie du site est protégée par un muret de béton. La visite hors de ces limites (où s’aventurent quand même plusieurs personnes) est à vos risques et périls et on vous le fait bien comprendre avec toutes les affiches de mise en garde.

Comme tous les trésors naturels ne se trouvent pas seulement sur les côtes de l’Irlande, nous avons visité le parc national du Connemara qui vaut aussi le détour. La route particulièrement étroite et toute en courbes nous a ainsi amené à travers les montagnes et les centaines de moutons qui caractérisent le paysage; offrant du même coup un panorama des plus différents comparativement à ce que nous avions vu depuis le début de notre séjour. Parmi les vues les plus exceptionnelles, celle du fjord de Killary où le bleu pétillant de l’eau se mélangeait aux montagnes d’une teinte dorée.

En passant dans ce secteur, il faut absolument s’arrêter à l’abbaye de Kylemore, un ancien château qui a par la suite été vendu à une communauté bénédictine qui y a tenu une école pendant de nombreuses années. La petite partie de la demeure ouverte au public se visite rapidement, mais le site enchanteur mérite à lui seul qu’on s’y arrête. Située sur le bord d’un petit lac paisible, l’abbaye construite au pied d’une montagne voit son reflet projeté dans l’eau. Les sentiers qui sont sur la propriété nous mènent dans des endroits au calme exceptionnel, dont les magnifiques jardins situés à un kilomètre du bâtiment principal.

Informations pratiques :

Vous pouvez facilement rejoindre l’Irlande depuis Montréal tout au long de l’année puisque de nombreuses compagnies aériennes proposent des vols avec correspondance vers l’île d’émeraude. Sachez toutefois qu’Air Transat fait le vol direct (environ six heures) vers la capitale, Dublin, pendant la saison haute; de mai à octobre.

Comme on conduit à droite en Irlande, nous avons fait le choix de ne pas louer de voiture et de nous déplacer en autobus. Tous les déplacements entre les grandes villes ce sont faits sans problème et à peu de frais.

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