Le Costa Rica est la seule destination de notre section Sud où la plage n’est pas la raison principale du voyage. Un pays grand comme la Nouvelle-Écosse, deux océans à trois heures de route l’un de l’autre, un quart du territoire protégé. On y va pour voir des choses vivantes, et la plage vient en prime.
L’essentiel en quatre lignes
Où aller : le Guanacaste pour la plage et le tout inclus, le Pacifique central pour combiner plage et forêt, la vallée centrale pour les volcans, la côte caraïbe pour une autre culture.
Meilleure période : de décembre à avril pour la saison sèche. Mai et novembre sont des mois charnières souvent avantageux.
Formalités : passeport canadien valide pour la durée du séjour, aucun visa jusqu’à cent quatre-vingts jours, preuve de billet de sortie possiblement exigée.
À savoir : ce n’est pas un pays où l’on reste sept jours sur un transat sans rien voir.
Où aller
Le Guanacaste, au nord-ouest
C’est la région des complexes tout inclus et des vols directs vers l’aéroport de Liberia. Playa Tambor, Playa El Jobo et les baies du nord offrent la mer la plus calme du pays. Le Guanacaste est aussi la région la plus sèche : en pleine saison des pluies, il pleut moins ici qu’ailleurs.
Le Pacifique central : Jacó, Manuel Antonio, Sámara
Le meilleur compromis du pays. Jacó est la plage la plus accessible depuis San José, avec du surf et de la vie le soir. Sámara doit son eau calme à un récif qui ferme la baie, ce qui en fait l’une des plages les plus sûres pour la baignade. Manuel Antonio met un parc national et ses singes à quinze minutes du sable.
La vallée centrale et les volcans
San José se trouve à mille mètres d’altitude et sert de point de départ, pas de destination. Le volcan Arenal et ses sources chaudes, la forêt de nuages de Monteverde et les caféières se rejoignent de là en trois à quatre heures de route.
La côte caraïbe
Puerto Viejo et Cahuita, à l’est, ont une culture afro-caribéenne, une cuisine différente et des plages de sable plus foncé. La région reçoit plus de pluie et se visite mieux en septembre et en octobre, quand le reste du pays est trempé.
Quand partir
La saison sèche court de décembre à avril. C’est la haute saison, la plus chère, et la plus fiable pour un premier voyage.
La saison verte va de mai à novembre. Le mot est bien choisi : il ne pleut pas toute la journée, il pleut en fin d’après-midi, et le pays est spectaculairement vert. Les prix baissent nettement, la faune est plus active, et les matinées restent dégagées.
La saison des ouragans va de la mi-mai à la fin de novembre du côté pacifique, du début de juin à la fin de novembre du côté atlantique. Le Costa Rica est rarement frappé directement, mais les systèmes qui passent au large amènent des pluies fortes.
Ce qu’il faut avoir en main
Un passeport canadien valide pour toute la durée du séjour. Aucun visa n’est exigé pour un séjour touristique de moins de cent quatre-vingts jours, et c’est l’agent d’immigration qui fixe la durée accordée à l’arrivée.
Les douanes peuvent exiger une preuve de billet de sortie du pays et de fonds suffisants. Ayez votre billet de retour accessible sur votre téléphone : la demande est fréquente au Costa Rica, plus qu’ailleurs dans la région.
Pour les conseils officiels en vigueur, consultez la page du pays sur voyage.gc.ca.
Sur place
Se déplacer
C’est la vraie question du Costa Rica. Les distances sont courtes sur la carte et longues sur la route : montagnes, virages, camions. Comptez le double du temps que suggère une application. Pour un séjour en complexe au Guanacaste, les transferts suffisent. Pour tout le reste, la location d’auto avec quatre roues motrices change le voyage.
L’argent
La monnaie est le colón. Le dollar américain passe presque partout, mais on vous rend la monnaie en colones. Les cartes de crédit sont largement acceptées, sauf dans les petits villages.
La faune
Paresseux, singes hurleurs, toucans, iguanes. Vous en verrez sans effort, et beaucoup plus avec un guide, parce qu’un guide costaricien repère en trois secondes ce que vous chercherez pendant vingt minutes. C’est la dépense la plus rentable du voyage.
La sécurité en mer
Les courants de retour sont la première cause de noyade au pays. Beaucoup de plages n’ont pas de sauveteur. Baignez-vous là où d’autres se baignent et informez-vous à l’hôtel.
À qui le Costa Rica convient
Aux familles avec des enfants d’âge scolaire, parce qu’il y a quelque chose à voir tous les jours. Aux voyageurs qui s’ennuient dans un complexe. À qui veut marcher, observer, se baigner dans une source chaude au pied d’un volcan.
Moins bien à qui cherche uniquement un tout inclus économique au bord d’une mer turquoise : la République dominicaine et le Mexique le font mieux et pour moins cher. Le Costa Rica coûte plus que ses voisins, et ce qu’on y achète n’est pas la même chose.
Pour préparer ce séjour, voir aussi El Jobo, Islita, Jaco beach, juger le rapport qualité-prix et la section Sud tout inclus.


