Santo Domingo est la plus ancienne ville européenne encore habitée des Amériques. Fondée en 1498, elle possède la première cathédrale, la première université, le premier hôpital et la première rue pavée du continent. Sa zone coloniale, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, tient dans une dizaine de pâtés de maisons qu’on parcourt à pied en une journée. C’est aussi une capitale de trois millions d’habitants, bruyante, musicale et vivante, à quatre heures de vol de Montréal.
L’essentiel en quatre lignes
- Environ quatre heures de vol direct depuis Montréal vers l’aéroport Las Américas (SDQ), à trente minutes de la zone coloniale.
- La République dominicaine est une heure en avance sur Montréal l’hiver et à la même heure l’été.
- Ce n’est pas une ville de plage : les plages les plus proches sont à trente ou quarante-cinq minutes vers l’est.
- Décembre à avril pour la saison sèche. Saison des ouragans de juin à novembre.
La zone coloniale
Tout commence à la Calle Las Damas, la première rue pavée du Nouveau Monde, tracée en 1502. Elle mène à la forteresse Ozama, la plus ancienne construction militaire européenne des Amériques, dont la tour de l’Hommage domine encore l’embouchure du fleuve.
La cathédrale primatiale, bâtie entre 1512 et 1540, mêle gothique tardif et Renaissance dans un calcaire corallien doré. À deux pas, l’Alcázar de Colón, palais de Diego Colomb, fils de Christophe, a été construit sans un seul clou; il abrite aujourd’hui un musée de mobilier et d’objets du XVIe siècle.
Autour, la place d’Espagne, le musée des Maisons royales, le monastère de San Francisco en ruines et une trentaine de bâtiments du XVIe siècle forment un ensemble d’une densité rare. Le soir, les terrasses de la Calle El Conde et de la place s’animent, et des concerts se tiennent régulièrement dans les ruines du monastère.
Le reste de la ville
Le Malecón longe la mer sur quatorze kilomètres. Ce n’est pas une promenade de plage mais un boulevard bordé de palmiers, de casinos et d’hôtels, où l’on marche au coucher du soleil et où la ville se rassemble les fins de semaine.
Les Tres Ojos, à l’est, sont trois lagunes d’eau douce au fond d’effondrements calcaires, reliées par des passages souterrains. On les visite en vingt minutes, avec une barque tirée à la corde pour atteindre la dernière.
Le Phare à Colomb, un monument de béton en forme de croix couchée inauguré en 1992, projette un faisceau vers le ciel les soirs de commémoration. Le bâtiment divise, mais le musée qu’il abrite mérite la visite.
La musique
Le merengue et la bachata sont nés dans ce pays et figurent tous deux au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. À Santo Domingo, ils ne sont pas une attraction touristique mais la trame sonore de la ville : ils sortent des voitures, des colmados de quartier et des terrasses à toute heure.
Le dimanche après-midi, des orchestres jouent en plein air dans la zone coloniale et sur le Malecón. C’est gratuit, c’est local, et c’est la meilleure façon de comprendre ce que la musique représente ici.
Les plages, à côté
Santo Domingo n’a pas de plage. Boca Chica, à trente minutes à l’est, occupe une baie fermée par un récif où l’eau arrive à la taille sur des centaines de mètres : c’est la plage des habitants de la capitale, très animée la fin de semaine. Juan Dolio, à quarante-cinq minutes, est plus calme et concentre quelques complexes hôteliers.
Si votre séjour est d’abord balnéaire, Punta Cana, La Romana ou Puerto Plata restent des choix plus logiques. Santo Domingo se combine bien en deux ou trois nuits avant ou après une semaine de plage.
À table
Le petit-déjeuner dominicain classique s’appelle mangú : une purée de bananes plantains vertes servie avec oignons marinés, œuf, fromage frit et salami. Le midi, la bandera réunit riz, haricots rouges et viande. Le sancocho, un ragoût de sept viandes, se prépare pour les occasions.
La zone coloniale compte une scène de restaurants qui a beaucoup progressé, du comptoir de rue à la table contemporaine. Le marché Mercado Modelo et les colmados de quartier donnent l’autre versant.
Pratique
L’hébergement se compose d’hôtels de ville, de maisons coloniales rénovées et de quelques adresses de charme dans la zone historique. Il n’y a pas de tout inclus dans la capitale; on en trouve à Boca Chica et à Juan Dolio.
Comme dans toute grande ville, il vaut mieux convenir des tarifs de taxi à l’avance et se renseigner sur les quartiers. Consultez la fiche du gouvernement du Canada sur la République dominicaine avant le départ.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Republique Dominicaine, Samana, Sosua et le point sur les sargasses.


